
Virtual Valerie 2 (VV2) est le jeu qui fait suite à Virtual Valerie (1990) dans la vidéographie de Mike Saenz. Tout comme les autres jeux de Saenz, VV2 permet aux joueureuse·s d’avoir un rapport sexuel avec un personnage féminin. Les distinctions les plus notables avec VV1 et MacPlaymate sont les graphismes qui s’inscrivent dans une forme de 3D primitive, ainsi que le gameplay. Comme dans les autres jeux, un boutons « Panic » permet de quitter rapidement le jeu en cas d’interruption involontaire dans le monde réel ou de nécessité de masquer son écran (au travail, par exemple).
Description
Tout en restant un point and click, le système de jeu est un peu différent : le joueur en vue FPS (First Person Shooter) se déplace entre 3 pièces dans lesquelles se succèdent différentes scènes. Des cibles apparaissent sur le corps de Valerie (dans la grande majorité des cas sur sa poitrine et ses organes génitaux). Pour marquer des points, il faut cliquer sur ces cibles et y faire glisser une main volante qui se met à caresser Valerie. Après quelques instants, il faut changer la main de cible et répéter l’opération jusqu’à l’orgasme du personnage virtuel : l’écran tremble, les mouvements s’accélèrent, et le bouton “Climax” s’affole… La scène se termine et passe à la suivante. Lorsque toutes les scènes d’une pièce sont épuisées, les joueureuses retournent au menu de choix des pièces.
S’il est possible de directement passer ces scènes grâce à un bouton, le but du jeu est tout de même de les terminer en faisant jouir Valerie. Le processus est donc très mécanique et répétitif.
“I don’t know. I think you have to be a really boring lover to get her to cum. That’s the way it was designed.”—Mike Saenz, in “A Conversation with Mike Saenz,” by Laura Grindstaff & Julie Palsmeier. https ://nideffer.net/proj/SPEED/1.2/saenz.html
Un niveau secret est quant à lui plus “intéressant” : suivant la volonté de son créateur de s’ouvrir à un public plus large (référence), Valerie s’engage dans du sexe lesbien avec une partenaire et développe même un pénis qu’elle peut sucer elle-même. Notons que le jeu reste tout de même dans un engrenage de représentations sexistes et hétéronormées.


